Presse

12/06/2020

https://fb.watch/2cOcD3SfxM/

ONUSIDA : Venir en aide à une génération oubliée

10/17/2020

https://www.unaids.org/fr/resources/presscentre/featurestories/2019/march/burkina-faso_helping-the-forgotten-generation

Surplombant une foule de jeunes gens, Christine Kafando les bombarde de questions.
Roland Sanou, Issa Diarra et Baba Coulibaly participent à l’atélier.
Jacinta Kienou, infirmière membre de l’association depuis sa création, explique que deux grands problèmes se posent : un certain nombre de jeunes vivant avec le VIH ne prennent plus leur traitement régulièrement et de nombreux jeunes ne savent pas très bien comment gérer leurs relations. 

Au départ, AED avait pour objectif d’aider les femmes vivant avec le VIH à accéder au traitement. Ensuite, elle s’est mise à aider les mères et leurs bébés nés avec le VIH. Quinze ans plus tard, bon nombre de ces enfants sont aujourd’hui des adolescents qui passent encore de temps en temps. 
Hoho Kambiré, qui vit avec le VIH, a quatre enfants, dont deux vivent également avec le VIH. En tant que médiatrice de santé pour AED, elle parle des avantages de connaître son statut à tous ceux qui veulent bien l’écouter. 
La responsable du Conseil national de lutte contre le sida pour Bobo-Dioulasso et la région environnante, Suzanne Sidibé, ajoute : « Nous avons perdu de vue les enfants nés avec le VIH. Notre objectif, avec l’aide de l’Association Espoir pour Demain, est de nous déployer auprès des familles par l’intermédiaire de médiateurs de santé ».
L’ONUSIDA a renforcé les capacités des médiateurs de santé afin d’élargir leur champ d’intervention, qui va du conseil psychosocial à la formation sur l’observance du traitement. 

REPORTAGE : Venir en aide à une génération oubliée 25 MARS 2019

Face à de nombreux jeunes gens, Christine Kafando multiplie les questions.
« Ressentez-vous une pression de la part des autres garçons et filles ? » « Vous sentez-vous abandonnés à cause de la pauvreté ? » « Avez-vous toutes les informations dont vous avez besoin concernant votre santé et le VIH ? Sinon, demandez-moi, demandez à vos partenaires, demandez ! OK ? »
Parmi la quarantaine de garçons et de filles certains acquiescent et d’autres haussent les épaules. Tous sont là pour un atelier organisé par l’Association Espoir pour Demain (AED) à Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso, qui vise à créer un espace réservé aux jeunes pour qu’ils puissent en apprendre davantage sur leur santé sexuelle et pour en former quelques-uns afin qu’ils deviennent pairs-éducateurs.
« Après avoir vu plusieurs jeunes étudiantes venir vers nous enceintes, nous avons senti qu’il était nécessaire de lancer ces ateliers », explique Mme Kafando, la fondatrice d’AED.
Pour Issa Diarra l’atelier a permis d’entamer le dialogue. « Dans notre société, nous ne parlons pas vraiment beaucoup de sexe, ni même de santé, mais ici nous avons réellement la chance de parler de tout ça », explique-t-il. Un point de vue partagé par Roland Sanou: « Aujourd’hui, le sexe reste tabou pour les jeunes, mais je ne veux pas que ça reste comme ça ».
Beaucoup d’entre eux estiment que l’époque a evolué, et que la façon dont ils pensent est différente de celle de leurs parents. « Aujourd’hui, notre géneration est consciente de ce qu’elle veut et nous savons que le fait de tomber malade peut nous empêcher de réaliser nos rêves, et c’est pour ça que nous nous mobilisons », raconte Baba Coulibaly.
Au départ, AED avait pour objectif de faciliter l’accès des femmes vivant avec le VIH  au traitement. Ensuite, l’association s’est mise à aider les mères et leurs bébés nés avec le VIH. Quinze ans plus tard, bon nombre de ces enfants devenus des adolescents viennent encore de temps en temps. En faisant le bilan de ses vingt années d’activisme sur le VIH, Mme Kafando considère que: « Depuis de nombreuses années, les femmes sont le visage du VIH, mais qu’il est crucial d’impliquer les hommes et les garçons pour les sensibiliser davantage ».
Pour Jacinta Kienou, infirmière membre de l’association depuis sa création, deux grands problèmes se posent: un certain nombre de jeunes vivant avec le VIH ne prennent plus leur traitement régulièrement et de nombreux jeunes ne savent pas très bien comment gérer leurs relations sentimentales.
« Comme ils vivent avec le VIH et qu’ils sont jeunes, beaucoup de problèmes apparaissent au moment de leurs rapports amoureux, et se pose la question de l’acceptation par les autres à propos de leur séropositivité», explique-t-elle. «Nous donnons des conseils aux jeunes et à leurs parents en même temps », ajoute-t-elle.

Au Burkina Faso, les jeunes représentent plus de 60 % de la population et les données indiquent que beaucoup d’entre eux ignorent leur état sérologique. André Kaboré, Responsable de l’information stratégique à l’ONUSIDA, décrit deux problèmes concernant les jeunes. « Malgré un traitement de haute qualité facilement disponible, il y a encore des enfants ici qui ne savent pas qu’ils vivent avec le VIH. Pire encore, bon nombre de ceux qui savent qu’ils vivent avec le VIH n’ont pas accès au traitement », déclare-t-il.
Dans ce pays, 94 000 personnes vivent avec le virus, dont 9 400 sont des enfants de moins de 15 ans. Alors que 65 % des adultes vivant avec le VIH prennent un traitement antirétroviral qui leur sauve la vie, les enfants ne sont que 28 %.  Seulemtent 3 500 sont sous traitement. Mme Kafando les a baptisés la génération oubliée. « Ils sont passés à travers les mailles du filet parce que jusqu’à présent, ils n’ont jamais été malades ou n’ont jamais eu besoin de soins, et donc ils n’ont jamais été dépistés », explique-t-elle.
La responsable du Conseil national de lutte contre le sida pour Bobo-Dioulasso et la région des Hauts-Bassins, Suzanne Sidibé, ajoute : « Nous avons perdu de vue les enfants nés avec le VIH. Notre objectif, avec l’aide de l’Association Espoir pour Demain (AED), est d’aller à l’encontre des familles avec l’aide des médiatrices de santé ».
Hoho Kambiré, qui vit avec le VIH, a quatre enfants, dont deux sont séropositifs. Elle fait partie de ces médiatrices et rend visite aux familles, accompagne les femmes dans les dispensaires et leur apporte son soutien.
« Il est nécessaire de faire dépister tous les enfants pour savoir lesquels sont malades et lesquels ne le sont pas et pouvoir les suivre afin qu’ils restent en bonne santé », explique-t-elle. AED dispose aujourd’hui de plus de 50 médiateurs de santé, la plupart étant des femmes comme Mme Kambiré, venue initialement à l’association pour solliciter son aide.
Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et l’ONUSIDA soutiennent AED financièrement. Mireille Cissé, spécialiste du VIH à l’UNICEF, explique qu’au Burkina Faso, les Nations Unies ont identifié les principales priorités de la riposte au sida dans le pays.  Le travail avec la société civile est l’une des pierres angulaires.
« Nous avons convenu qu’un lien devait être établi avec les communautés, car elles représentent notre point d’entrée dans les familles », indique-t-elle. L’UNICEF qui apporte un soutien financier à ses médiatrices œuvre main dans la main avec le bureau régional du Ministère de la Santé.
« Une véritable victoire pour nous a été de voir les médiateurs de santé être intégrés dans les équipes sanitaires des districts », se réjouit Mme Cissé. « Cette reconnaissance a réellement facilité le rôle des médiatrices ».

​L’ONUSIDA a renforcé les capacités des médiateurs de santé afin d’élargir leur champ d’intervention, qui va du conseil psychosocial à la formation sur l’observance du traitement. « Maintenir nos progrès dans la riposte au VIH et en finir avec le sida dépend beaucoup de la société civile, comme avec l’Association Espoir pour Demain », déclare Job Sagbohan, Directeur national de l’ONUSIDA. « Nous espérons vraiment avoir un impact maximum ».
RÉGION/PAYS

Christine Kafando : « Les pays du Nord ont délaissé les pays du Sud »


10/17/2020

Transversalmag
01/06/2016 – Par Anaïs Giroux  3 min


Présidente d’Espoir pour demain, celle qui coordonne aussi la Maison des associations est la première femme burkinabé à avoir témoigné de sa séropositivité à visage découvert. Elle se penche sur la notion de « communauté internationale » des acteurs de la lutte.

Vincent IsoréPortrait de Christine Kafando, présidente d’Espoir pour demain.
 ENTRETIEN« La confrontation aux ravages du sida a créé une communauté d’expérience »
Retour avec le socio-anthropologue Christophe Broqua sur l’évolution de la notion de « communauté » parmi les personnes atteintes et les acteurs de la lutte contre le VIH/sida.
La communauté VIH/sida saura-t-elle se renouveler ?
En trente ans de combat, les acteurs de la lutte contre le VIH/sida ont créé ensemble un modèle unique en son genre. Un modèle qu’il leur faut aujourd’hui repenser.L’engagement communautaire que j’ai connu au Burkina Faso était, en son temps, un engagement personnel, porté par des personnes qui n’attendaient pas forcément un salaire en retour. Cette mobilisation a attiré l’attention des autorités politiques et des bailleurs de fonds, qui sont venus soutenir la communauté. Mais les partenaires financiers ont ensuite essayé de tout recadrer, mettant les associatifs face à des exigences auxquelles ils n’avaient pas les moyens de répondre. Ils veulent aujourd’hui des résultats spectaculaires mais ne motivent pas ceux qui peuvent travailler à les donner, puisqu’il n’y a plus d’argent pour maintenir les actions. Lors des rencontres de concertation de la Maison des associations, elles sont nombreuses à exprimer leur lassitude. Les vrais acteurs ne se sentent plus prêts à continuer le combat.
Les vrais acteurs ne se sentent plus prêts à continuer le combat
Les pays du Nord ont délaissé les pays du Sud. Excepté quelques partenaires qui gardent un lien fort, la communauté Nord-Sud s’est dispersée et je ne ressens plus cette volonté de réfléchir et de travailler ensemble. Il faut dire que la situation sociopolitique dans nos pays d’Afrique ne favorise pas le maintien des relations. Je m’interroge aussi : est-ce dû à la baisse de la prévalence dans les pays d’Afrique ? Quand je vois chaque jour les files actives des associations augmenter, je me demande si cette baisse existe vraiment. Peut-être, tout simplement, que le VIH est une maladie sur le long terme, et que les acteurs sont aujourd’hui essoufflés et lâchent un peu, avec de graves conséquences pour l’épidémie qui repart à la hausse.
Ecrire l’histoire de la lutteJ’ai été la première femme burkinabé séropositive à témoigner à visage découvert, et je continue de le faire aujourd’hui. Les jeunes récemment contaminés sont réticents à témoigner, pourtant le message de prévention passe mieux par les pairs au sein de la même génération. Il faut donc que les « anciens » comme moi les accompagnent pour qu’ils puissent prendre la relève. Mais pour cela, ils doivent comprendre ce qui s’est passé. Comprendre combien la riposte au VIH a apporté à nos systèmes de santé. Or, nulle part nous n’écrivons l’histoire de la lutte contre le VIH/sida en Afrique. 

Magazine du PAMAC Octobre-Novembre-Décembre 2014

10/1/2014

http://pamac.org/index.php/zoo/telechargements/category/3-magazine-du-pamac?download=8:dernier-numero-magazine-pama

10/1/2014

Burkina Faso – Lutte contre le VIH-SIDA / Madame Christine Kafando (Présidente de l’Association Espoir pour Demain) : Une vie de don de soi

1 Commentaire

A entendre la cause à laquelle elle voue sa vie, on ne sait quel portrait physique et psychologique peindre a priori de madame Christine Kafando. Est-ce une femme physiquement défaite ? Est-ce une femme affligée ? Puis, on la voit. Et on découvre une femme d’une grande prestance, une femme épanouie qui déborde de vie et communique sa joie de vivre. Une femme qui, pour donner espoir, commence par l’incarner elle-même.

Madame Christine Kafando, une femme dont la vie et l’engagement redonnent espoir dans le combat contre le VIH-SIDA.

17 ans qu’elle mène sans relâche le combat contre la pandémie du VIH-SIDA. 17 ans qu’elle a décidé de ne pas se reclure dans son coin de désespoir, mais de marcher à la tête de cette lutte.
Éducatrice préscolaire pour vivre pleinement son amour pour les enfants, à Bobo-Dioulasso où elle est revenue vivre dans les années 1990 après Abidjan, elle s’investit déjà dans l’encadrement des enfants de la rue. C’est cette même énergie du don de soi qu’elle formalisera encore plus dans son engagement pour la lutte contre la pandémie du VIH-SIDA au Burkina Faso.
A la fin des années 90, madame Christine Kafando intègre l’association Responsabilité Espoir Solidarité qui regroupe des personnes affectées ou infectées par le VIH. Par ces temps–là où la stigmatisation battait encore son plein, il est très active dans le suivi psychosocial des patients qui peuvent par son action mieux comprendre et accepter leur état. Elle s’engage alors pleinement dans service médicosocial du CHU de Bobo-Dioulasso aux côtés du docteur Adrien Sawadogo et au Centre anonyme de dépistage et d’information, le CADI.
Au vu de son engagement, en 2001, madame Christine Kafando est nommée Représentante des personnes vivant avec le VIH. Puis, en 2003, elle crée l’association ESPOIR POUR DEMAIN. Son engagement va alors prendre une amplitude sans commune mesure. Rapidement, cette structure s’impose comme la référence en matière de lutte contre le VIH-SIDA notamment pour la prévention de la transmission mère-enfant. Mais dans le même temps, le visage de madame Christine Kafando s’imprime avec plus de profondeur sur le combat contre la pandémie. En 2004, elle est ainsi désignée présidente de la Maison des associations de lutte contre le SIDA qui regroupe en son sein 110 associations. En 2008, elle est encore là comme membre fondateur de la Coalition des réseaux et associations burkinabé de lutte contre le SIDA et la promotion de la santé.
Mais le combat de madame Christine Kafando a tel retentissement qu’elle est devenue une des figures symboles de cette Afrique conquérante qui a décidé de prendre elle-même son destin en main face au VIH-SIDA. Elle est alors admise auprès des plus hautes personnalités du monde impliquées dans cette lutte et dans les cercles spécialisés les plus en pointe de cette lutte. Madame Christine Kafando est ainsi l’invité du président français Jacques Chirac en 2006 à New York au lancement du programme UNITAID en présence de l’ancien président américain, Bill Clinton, puis en 2007, elle fera encore l’objet de la même attention pour le forum ‘’Afrique à venir’’ à Cannes où elle fait partie de 60 leaders africains représentant le continent. Elle participera aussi aux conférences internationales sur le SIDA à Barcelone, en 2002, Bangkok en 2004, Toronto en 2006, Mexico en 2008. Fort de son engagement et de son audience internationale, madame Christine Kafando a été cooptée comme membre de l’Agence nationale de recherche sur le SIDA en France.
Toute cette audience, elle la doit à l’engagement sans concession de l’ASSOCIATION ESPOIR POUR DEMAIN qui a donné un contenu plus transversal au corpus de sa stratégie de lutte contre la pandémie. Initialement orientée contre la transmission mère-enfant, cette stratégie s’est largement étendue pour prendre en comprendre tous les aspects de l’impact de la maladie. La prise en charge prise en charge médico-psycho-sociale en est ainsi devenue l’élément centrale, mais aussi les campagnes de prévention et de sensibilisation et mêmes l’aide à la création d’activités génératrices de revenus pour les personnes infectées et leurs familles.
Cette démarche a rencontré l’assentiment d’innombrables personnes et structures qui apportent massivement des aides en tous genres à ASSOCIATION ESPOIR POUR DEMAIN : l’Etat burkinabé à travers ses structures spécialisées, des clubs services, des associations, des organismes internationaux, des laboratoires médicaux, l’industrie pharmaceutique, des entreprises, des centre de coopérations, des individus, etc. Le retentissement de l’engagement de madame Christine Kafando lui a valu plusieurs actes de reconnaissance.
Retenons ici qu’elle a été élevée au grade de Chevalier de l’Ordre national du mérite du Burkina Faso, Agrafe Santé et Chevalier de la Légion d’Honneur de la République française.

Portrait signé John G. Gogouahi
Source : http://echodusud.com/2014/10/burkina-faso-lutte-contre-le-vih-sida-madame-christine-kafando-presidente-de-lassociation-espo

ir-pour-demain-une-vie-de-don-de-soi/

SIDA : Témoigner pour mieux soigner

1/9/2014

Des Africaines brisent la loi du silence sur le sida

11/29/2013

Dans un pays où le sida est encore tabou, des femmes témoignent de leur vie avec le VIH pour encourager les patients à bien suivre le traitement

«Pendant plusieurs années, j’ai aidé mon mari, malade, à prendre des médicaments sans savoir que c’étaient des antirétroviraux (ARV). En 2007, alors que j’étais enceinte de jumeaux, il m’a interdit d’aller en consultation prénatale pour éviter que je me fasse dépister. Mes bébés n’ont pas survécu. J’ai fini par faire le test en 2009: il était positif. Mon mari a reconnu qu’il était infecté. Il est décédé peu après.»
Alors qu’on célèbre dimanche la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’histoire d’Aïsha* résume les ravages du silence qui entoure encore cette épidémie au Burkina Faso, pays d’Afrique de l’Ouest où le taux de prévalence du VIH est passé de 7% en 1997 à 1% en 2010, selon l’Onusida (contre 0,4% en Suisse). Une maladie honteuse, assimilée à la débauche sexuelle. Une maladie qui fait peur. «Le mot sida, c’est tabou, indique Joséphine*, séropositive de 42 ans. Si tu dis que tu es infectée, tu es rejetée. Personne ne veut boire ou manger avec toi. ­Celles qui cuisinent pour vendre dans la rue perdent leurs clients.» Souvent, les femmes n’osent pas en parler à leur mari. Beaucoup ont été chassées de leur foyer.
A 27 ans, Aïsha suit désormais un traitement antirétroviral, gratuit. Elle va bien. Elle a intégré l’équipe de 40 médiatrices envoyées par l’Association espoir pour demain (AED) dans les structures médicales de Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays. Formées par des médecins et des psychologues, ces femmes – pour certaines séropositives comme Aïsha – assurent la sensibilisation au dépistage, accompagnent les personnes vivant avec le VIH et annoncent le résultat du test. Un rôle crucial. «Il ne suffit pas de donner un traitement, il faut beaucoup échanger pour amener les patients à le suivre correctement, à ne pas renoncer», estime Christine Kafando, qui a fondé AED pour soutenir les enfants et les mères infectés.

Surmonter la peur

Première femme à dévoiler publiquement sa séropositivité au Burkina, cette «grande gueule» a fait de la parole une arme contre le sida en témoignant, dès 1997, auprès des malades dépistés. «A l’annonce du résultat, certains restent sidérés. Il faut quelqu’un pour leur tenir la main, leur dire: moi aussi, j’ai le virus, et pourtant je vis», note le Dr Adrien Sawadogo, responsable de l’hôpital de jour dédié à la prise en charge du VIH à Bobo-Dioulasso, qui a fortement impliqué les associations de malades dans son service.
Djenaba*, médiatrice de 40 ans, a adopté une phrase clé: «Si tu prends bien tes ARV, tu seras en bonne santé comme moi.» Certains ont du mal à croire que cette mère de quatre enfants, épanouie et joyeuse, est séropositive: «Ils m’invitent parfois à la maison pour voir si je vais manger avec eux. Je montre mes ARV. Je deviens une confidente.»
Les médiatrices sont devenues incontournables. «Elles sont plus discrètes, plus habiles pour mettre les patientes à l’aise et les encourager à accepter le traitement», constate Zamiéta Zambélongo, médecin-chef d’un hôpital de Bobo-Dioulasso. Depuis l’arrivée des ARV, en 2000, l’annonce de l’infection n’est plus synonyme de mort certaine. Mais dissimuler sa maladie à son entourage n’aide pas à respecter la prise de médicaments deux ou trois fois par jour à heure fixe.
Djenaba sait qu’on ne peut vaincre seul la maladie: «Sans Christine Kafando, je ne serais plus là. Elle m’a aidée à surmonter ma peur, à vivre avec le VIH.» C’est pourquoi elle témoigne à son tour aujour­d’hui… tout en veillant à ce que son secret ne sorte pas de l’intimité de l’association ou de la salle de consultation. Seuls son mari et sa mère sont au courant. Les médiatrices sont des femmes comme les autres.
* Prénoms fictifs
Source : http://www.letemps.ch/monde/2013/11/29/africaines-brisent-loi-silence-sida

Un nouveau projet pour réduire le taux de létalité de 5%

7/10/2012

Femmes et familles séropositives de Bobo-Dioulasso /
lundi, 9 juillet 2012

L’association «  Espoir pour demain  » a organisé une rencontre, le vendredi 6 juillet 2012 à Bobo-Dioulasso. Elle a regroupé une quarantaine de participants, composés de partenaires, de représentants de structures de lutte contre le VIH/Sida, et ceux des formations sanitaires. L’objectif est d’appeler à une conjugaison des efforts, en vue de réduire le nombre de personnes affectées et infectées.
 « Renforcement du continuum de soins pour la prise en charge pédiatrique dans la ville de Bobo-Dioulasso  », est un projet né du partenariat entre l’UNICEF et l’Association espoir pour demain (AED) qui est à sa deuxième phase. C’est ce projet que l’AED a présenté à des structures-sœurs, ainsi qu’à ses partenaires et aux formations sanitaires, au cours d’un atelier le 6 juillet dernier. A cet effet, les différents exposés ont été suivis de discussions, ce qui a permis de faire une synthèse et des recommandations en vue de renforcer le système d’information globale, et de documentation des interventions relatives au projet. L’initiative compte, dans son plan d’action, améliorer l’observance aux traitements ARV des couples-mères enfants infectés par le VIH, le suivi médical, la réalisation du bilan biologique pour les enfants. Il est aussi prévu d’offrir le conseil-dépistage VIH, le soutien psychologique aux enfants infectés et malnutris référés au centre de réhabilitation et d’éducation nutritionnel de la zone d’intervention, ainsi qu’aux membres de leurs familles. Enfin, le projet entend renforcer la survie et le développement de l’enfant. L’atteinte de ces objectifs appelle l’implication de l’ensemble des acteurs concernés. Et cet atelier visait donc à lever les barrières pour permettre une franche collaboration entre ceux-ci. «  Nous constatons qu’entre les associations de lutte et les formations sanitaires, il y a une concurrence », a affirmé la présidente de l’AED, Christine Kafando. Une situation qui n’a pas sa raison d’être car à son avis, ils sont complémentaires parce qu’autant les centres de santé ont besoin d’eux, autant eux aussi ont besoin de ces derniers dans ce combat. «  Il y a longtemps que nous avons marché seuls, mais aujourd’hui, nous voulons faire chemin avec toutes les associations de lutte », soutient-elle, à propos des associations-sœurs auxquelles elle tend la main. Par ailleurs, Mme Kafando a indiqué que le projet ambitionne d’accompagner environ 650 enfants et faciliter le test de dépistage à 10.000 femmes de la ville, qui n’ont pas toujours l’accord de leur mari pour le faire. Venus représenter la direction régionale de la santé (DRS) et l’antenne régionale du Secrétariat permanent du Conseil national de lutte contre le Sida et les IST (SP/CNLS), Alain Hien et René Kaborégou, ont transmis les espoirs de leurs structures vis-à-vis de ce projet. Au nom de leurs responsables respectifs, ils ont affirmé la disponibilité de la DRS et du SP/CNLS à apporter le soutien nécessaire à l’accomplissement de la mission du projet. «  Que cet enfant qui est né puisse renforcer la collaboration entre les structures sanitaires et les associations qui militent dans le sens de la réduction du taux de létalité  », a conclu M. Hien.
Tielmè Innocent KAMBIRE
 
http://www.sidwaya.bf/quotidien/spip.php?article6297/

Burkina Faso: Association espoir pour demain – Les USA, un partenaire de choix dans la lutte contre le sida

3/20/2012

Par Rabalyan Paul Ouédraogo, 20 Mars 2012
L’Association espoir pour demain à Bobo-Dioulasso a bénéficié de la part des Etats-Unis, d’un financement d’environ cinquante millions de F CFA pour un projet entrant dans la lutte contre le Sida. Le chargé d’affaires de l’ambassade, Christopher Davis en visite à cette structure, s’est dit satisfait des résultats, vendredi 16 mars 2012.

En visite à l’Association espoir pour demain (AED), le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique, Christopher Davis, a eu droit à des témoignages poignants de personnes vivant avec le VIH/Sida. Zenabou Séré, son bébé de trois mois dans les bras, a forcé le silence dans la salle de rencontre par son aveu.
Jeune femme de 22 ans, elle a fait comprendre qu’elle est séropositive. Grâce à AED, elle a pu mettre au monde un enfant séronégatif, a-t-elle expliqué, les larmes aux yeux. Elle a demandé au chargé d’affaires de venir en aide aux personnes vivant avec le Sida.
Une autre femme, Salimata Sawadogo, séropositive a expliqué aux visiteurs, comment elle s’investit dans la sensibilisation. La méthode porte-à-porte est l’une de ses stratégies. Elle consiste à aller dans les familles, rencontrer des groupes de jeunes ou dans les cabarets pour diffuser l’information.
Il y est question de comment utiliser les préservatifs, l’intérêt de faire le test de dépistage, et surtout des conseils pour une sexualité responsable et sans risque. Chose qui n’est pas sans difficulté, puisque Salimata Sawadogo est souvent victime de rejet de la part de certains groupes.
Si l’AED arrive à accueillir des personnes vivant avec le Sida, de faire de la lutte contre ce fléau son cheval de bataille, c’est en partie grâce au soutien, dont elle a bénéficié de la part des Etats-Unis pour son projet :
« Renforcement de la prise en charge psychosociale, médicale, nutritionnelle et sociale chez la m_re, l’enfant et l’adolescent, infectés/affectés par le VIH-Sida dans la ville de Bobo-Dioulasso et environnant ».
Débuté en mai 2011, il prend fin en avril 2012. Il a pour objectif, l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants infectés ou affectés par le Sida.
Selon le chargé des programmes de l’AED, Jaques Sanogo qui a présenté les résultats atteints au chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis, Christopher Davis, plusieurs activités ont été menées : outre la sensibilisation, il y a les examens biologiques, la consultation psychologique des malades, la formation des femmes et la prise en charge alimentaire des enfants.
A cela s’ajoute la visite à domicile des personnes malades du Sida. Toujours dans le cadre de ce projet, une campagne de dépistage en direction des hommes a été faite. Ainsi plus de 50% des activités ont été réalisées selon la présidente d’AED, Christine Kafando.
Ainsi, le chargé d’affaires de l’ambassade des Etats-Unis a jugé les résultats satisfaisants. Il pense même déjà à voir comment renouveler le contrat qui s’achève bientôt.
« Tout ce que AED fait est très important. Nous sommes sur une étude de la possibilité, de pourvoir continuer de soutenir l’Association », a laissé entendre Christopher Davis. Le travail abattu par EAD est apprécié par le conseil national de lutte contre le Sida.
La chef d’antenne de la région des Hauts-Bassins, Suzane Sidibé, a déclaré qu’AED est bien reconnue par le SP/CNLS, au regard des actions menées.
Selon elle, l’Association bénéficie déjà du soutien du SP/CNLS, qui reste tout de même insuffisant. De fait, elle a loué le dynamisme de l’AED, qui arrive à développer des initiatives pour mobiliser plus de fonds.
C’est dans ce même dynamisme que la présidente de l’AED, Christine Kafando, pense à aller vers d’autres partenaires financiers, en commençant par le gouvernement du Burkina Faso. « Avec le projet, d’autres besoin ont été suscités » dit-elle.
En attendant, Christine Kafando a apprécié la démarche du représentant de leur bailleur dans le cadre de leur projet. Elle a souhaité que tous les partenaires financiers songent à aller sur le terrain et constater la bonne gestion des fonds alloués. C’est une marque d’intérêt pour le travail, pense-t-elle.
A ce jour, environ 750 femmes fréquentent l’Association et 1 250 enfants orphelins ou vivant avec le Sida, ont été pris en charge, depuis sa création en 2003. 50 hommes ont marqué leur adhésion à la structure.
 
Source : http://fr.allafrica.com/stories/201203210885.html

Mobilisation pour un monde sans sida chez les enfants. Une femme debout face au sida. Christine Kafando, Présidente de l’association Espoir pour demain

11/29/2011

Par Bienvault Pierre, le 29/11/2011 à 0h00

Christine Kafando, Présidente de l’association Espoir pour demain.
Christine Kafando a été la première femme séropositive à témoigner à visage découvert au Burkina Faso.

Très engagée sur les programmes mère-enfant, cette militante se bat aussi pour les droits des femmes vivant avec le VIH.
C’est une femme en colère. « Tous les jours, je vais dans le service de pédiatrie de l’hôpital de Bobo-Dioulasso. Et, régulièrement, je vois que des enfants y naissent encore avec le virus du sida. Je vois aussi toujours des enfants qui meurent de la maladie. Et cela me rend folle. Parce que, aujourd’hui, on aurait les moyens d’éviter tous ces drames. » Christine Kafando est la présidente de l’association Espoir pour demain, la première structure de prise en charge des enfants vivant avec le VIH au Burkina Faso. Une association très mobilisée sur la promotion des programmes de prévention mère-enfant.
Lors de la conférence de l’Unicef, mi-novembre à Paris, Christine Kafando a été une des oratrices les plus remarquées. À la tribune, son intervention a été directe et sans concession. Tout à fait à l’image de cette militante associative, très représentative de cette nouvelle génération de femmes africaines séropositives qui, depuis quelques années, font largement entendre leur voix dans les grandes conférences internationales. « Dans mon pays, on me dit souvent que je suis une “grande gueule”. Personnellement, je le prends comme un compliment, sourit-elle. Parce que lutter contre le sida, c’est aussi ne pas se taire. Et se battre ouvertement pour que soient respectés les droits des femmes qui vivent avec le VIH-sida. »
Burkinabaise, Christine Kafando est née en Côte d’Ivoire. C’est dans ce pays qu’elle a grandi et appris son métier d’éducatrice auprès d’enfants de petite et moyenne section de maternelle. En 1994, elle est partie vivre au Burkina Faso, à Bobo-Dioulasso, où elle a continué à travailler auprès d’enfants vivant dans la rue. En 1997, à 25 ans, elle a décidé de se marier avec un camarade rencontré au lycée. « Le 10 juin 1997, nous sommes allés faire un test de dépistage, raconte-elle. J’étais infectée et lui non. Mais mon mari a accepté la situation et m’a accompagnée dans cette épreuve. » C’est avec son soutien que Christine Kafando, très vite, a décidé de créer la première association de lutte contre le sida de Bobo-Dioulasso. « À l’époque, aucun traitement n’était disponible et j’étais persuadée que j’allais mourir du sida, dit-elle. Mais je me disais qu’il fallait me battre pour tous ceux qui viendraient après moi. »
Au bout d’un certain temps, son mari lui a dit qu’il souhaitait avoir des enfants. Sans se déchirer, le couple a alors divorcé et Christine Kafando a décidé d’adopter, seule, deux enfants : un garçon en 1999 et une fille en 2002. Ce qui a rendu sa vie « beaucoup plus belle » mais ne l’a pas empêchée de poursuivre tambour battant son action associative, notamment pour tenter de convaincre les femmes enceintes de rejoindre des programmes de prévention mère-enfant. Convaincre les femmes, mais aussi les hommes. « Pour faire avancer ces programmes, il faut d’abord lutter pour le droit des femmes à une plus grande autonomie, dit Christine Kafando. Dans certains couples, l’épouse doit demander à son mari l’autorisation d’aller faire un test de dépistage. Et il arrive souvent que celui-ci s’y oppose ou qu’il dise à sa femme que si elle revient avec un test positif, il la mettra à la porte. »
Christine Kafando assure pourtant que le Burkina est un pays « plutôt tolérant » face au sida. « Mais il faut encore se battre pour faire tomber certaines formes de stigmatisation », dit cette militante qui, en 2001, a été la première femme séropositive à témoigner à visage découvert dans son pays. « J’ai même été prise en photo à côté du président. En fait, j’étais allée à ce rendez-vous pour qu’il dise publiquement qu’il allait s’engager dans la lutte contre le sida et qu’il était prêt à faire lui-même un test de dépistage. S’il ne l’avait pas dit, j’aurais plié bagage et je n’aurais pas fait la photo. » En avril dernier, Christine Kafando a reçu la Légion d’honneur des mains de l’ambassadeur de France qui, dans son discours, n’a pratiquement parlé que du sida. Un juste hommage pour cette battante qui rêve d’un monde où les enfants grandiraient loin du VIH. « Parce que je mesure chaque jour le bonheur que j’ai, moi qui suis séropositive, d’avoir deux enfants en bonne santé et qui sont le soleil de ma vie. »

Bienvault Pierre
Source : http://www.la-croix.com/Archives/2011-11-29/Mobilisation-pour-un-monde-sans-sida-chez-les-enfants.-Une-femme-debout-face-au-sida.-Christine-Kafando-Presidente-de-l-association-Espoir-pour-demain-_NP_-2011-11-29-741760

Commémoration de la journée mondiale des orphelins du sida – DES ASSOCIATIONS AFRICAINES SE MOBILISENT A BRUXELLES – pour la sensibilisation et la prise en charge [06/2011]

6/3/2011

Par Mouhamdou Moustapha Thiam

Le 07 mai dernier, la communauté africaine a célébré à Bruxelles la Journée Mondiale des Orphelins du Sida. Occasion pour les organisations Vie pour Tous (Vipot), l’Association Espoir pour Demain (AED), l’association «Libiki» et certains orphelins du sida d’appeler à la solidarité et à la prise en charge des millions d’orphelins de la maladie, affectés et vulnérables.

En 2010, on recensait 16,6 millions d’orphelins du sida. Ces millions d’enfants affectés par la pandémie, ces millions d’orphelins, ces millions d’enfants vulnérables sont à la dérive. Derrière les statistiques se cachent des millions d’histoires d’enfants qui souffrent. Et tous ces enfants laissés seuls au monde ne sont que 10 % à recevoir une aide. Conscientes de ce fléau, quatre asbl ont joint leurs forces avec le soutien Onusida, pour organiser une conférence le 07 mai dernier afin de célébrer la Journée Mondiale des Orphelins du Sida. Cette journée avait pour but essentiel de stimuler les aides de toutes sortes pour ces enfants orphelins un peu partout dans le monde et surtout en Afrique. La branche spécialisée de l’Organisation des Nations Unies, Onusida, estime que « 6,4 milliards de dollars sont nécessaires pour développer une réponse globale à l’impact du sida sur les enfants. ». Ces enfants, qui grandissent privés de protection, d’éducation, de soutien et d’amour ne pourront devenir adultes et construire une famille dans de bonnes conditions. Aujourd’hui, une coalition d’organisations africaines s’élève pour que les enfants soient une priorité dans la lutte contre le sida. Une manière d’inciter les partenaires à consacrer assez de moyens à la lutte contre le sida à la création de programmes et que des mesures urgentes soient prises afin de soutenir les orphelins et les enfants rendus vulnérables par le virus. Pour ces organisations, la célébration de la journée mondiale des orphelins du sida est un moment où chaque individu peut attirer l’attention sur les besoins des plus de 25 millions d’enfants rendus orphelins par le sida. Les associations essaient ainsi de participer à la prise de mesures urgentes et prioritaires pour la prise en charge et la réinsertion des millions d’orphelins et d’enfants rendus vulnérables à cause du sida. Ainsi, parmi ces associations figurent :

L’asbl « LA VIE POUR TOUS » (VIPOT)
du Congo
La Vie Pour Tous (VIPOT) est une organisation non gouvernementale congolaise dirigée par Pauline Kompany Sona, infirmière spécialisée en médecine d’urgence. Elle a été créée il y a huit ans sous l’initiative d’une mère de famille confrontée aux terribles conséquences de cette pandémie dans son pays. Au départ , Vipot assumait la prise en charge des veuves, des adolescentes mères, des jeunes désoeuvrés, tous vivant avec le VIH et rejetés par leur famille et la communauté. Après, la prise en charge des enfants, il s’est ajouté le volet des veuves et des jeunes filles abandonnées qui avaient des enfants. Plus tard, d’autres orphelins abandonnés se sont joints à la seule structure de proximité à leur portée. Outre les orphelins et les enfants vulnérables, VIPOT encadre également les adultes vivant avec le VIH dont le nombre s’élève actuellement à 750. Aujourd’hui, un soutien à ces orphelins, selon Mme Pauline Kompany Sona, apportera au continent de demain un bénéfice incommensurable et « c’est dans cet esprit que je vous invite à réunir nos efforts pour rendre prioritaire la question des orphelins du sida et enfants vulnérables dans le monde » soutient-elle.

L’asbl Libiki
de Bruxelles
LIBIKI signifie GUÉRISON en lingala, l’une des quatre langues nationales la plus parlée et comprise sur presque toute l’étendue de la République démocratique du Congo. En baptisant, l’ong « LIBIKI », le but principal poursuivi est d’apporter le soutien psychologique, médical et social aux veufs, veuves et orphelins atteints du virus VIH, en mettant à leur disposition un cadre pour s’exprimer, revivre et mettre à profit leur talent et leur savoir au service des autres. L’association mène depuis Bruxelles des actions afin que les Africains subsahariens en général et les Congolais en particulier aient accès au traitement contre le virus du Sida. LIBIKI dont la coordinatrice est Dany Kanyeba Nyembwe, diplômée en gestion des Ressources humaines, mène les activités soutenues et engagées en faveur des personnes porteuses du virus. Libiki sensibilise aussi les bailleurs sur les difficultés qu’éprouvent les Africains à avoir accès au traitement.

L’Association Espoir pour Demain (AED)
du Burkina Faso
L’Association Espoir pour Demain (AED) est une association qui vise à améliorer les conditions de vie de l’enfant en situation difficile, à réduire la transmission materno-foetale de l’infection à VIH/SIDA. Egalement, elle oeuvre pour améliorer la qualité de vie de l’enfant infecté ou affecté par ce virus, de la femme enceinte séropositive ainsi que du couple mère-enfant séropositif. Créée le 28 janvier 2003, l’association a été reconnue officiellement le 12 mai 2003 par les autorités burkinabais. Le siège d’AED se situe à Bobo-Dioulasso. D’autres orientations de l’AED est d’appuyer médicalement les enfants séropositifs en permettant aux femmes enceintes séropositives suivies par l’association de bénéficier d’un traitement afin de limiter le risque d’exposition au VIH/SIDA chez les enfants à naître. De soutenir les enfants en leur payant les frais de scolarité ainsi que le matériel nécessaire, et en assurant des cours de rattrapage et des activités d’éveil suivis d’un repas au siège de l’AED. A noter que Madame Sylvie André-Dumont, Commissaire aux comptes, membre fondatrice de l’AED a fait la présentation de l’association lors d’une conférence.

L’association Echos séropos d’ici et d’ailleurs
basé à Bruxelles
L’association Echos séropos d’ici et d’ailleurs est une association d’auto supports issue de la section Sida du Projet Matongé asbl. Elle cible principalement la population issue d’Afrique subsaharienne. Les missions de l’asbl sont l’information et la sensibilisation des migrants, la lutte contre la discrimination, la stigmatisation et les injustices commises à l’encontre des personnes vivant avec le VIH, la création d’outils de prévention adaptés aux migrants, la collecte et la publication de témoignages, la représentation des personnes vivant avec le VIH, la participation à des conférences sur le VIH/Sida, la collecte de fonds pour financer ces activités. L’association participe à plusieurs journées mondiales de lutte contre le sida. Elle organise des dînersdébats, des colloques, et conférences autour de la problématique. L’asbl permet également de partager le quotidien des personnes vivant avec le virus et aide à mieux cerner leurs préoccupations. Dirigée par Judith Bisumbu, une résistante ayant brisé le mur du tabou, du silence, de l’exil, de la clandestinité, des préjugés, de la culpabilité, de la fatalité, son courage, sa dignité et son sourire sont un hymne à la vie.

Lien : http://www.lenouvelafrique.net/article.php?id_article=552&PHPSESSID=c82079ecbd5cd45938de5ed70b461e74

A MADAME CHRISTINE KAFANDO

4/13/2011

A MADAME CHRISTINE KAFANDO
Mercredi 13 avril 2011

Madame Christine KAFANDO,
………
Mesdames, messieurs,


C’est  pour moi un grand honneur que de pouvoir décorer ce soir une très grande personnalité de la société civile burkinabè, une femme de tête et de cœur, une citoyenne du Burkina Faso et des causes nobles. Je veux bien entendu vous rendre hommage, Christine KAFANDO.

Avant de retracer votre parcours et les engagements qui sont les vôtres, et de rappeler vos exceptionnelles qualités humaines, je désirerai faire part de quelques remarques préliminaires.

Je souhaiterais vous indiquer que la remise de décoration à laquelle nous allons procéder concrétise vos actions inlassables conduites et menées en faveur de la lutte contre le VIH SIDA et votre total engagement personnel. Je sais que cet engagement n’a pas été facile mais l’essentiel a bien été votre refus d’abdiquer vos valeurs et votre intégrité dans un des combats majeurs de ce siècle quand parfois les obstacles ou les déceptions pouvaient vous décourager.

L’hommage que nous vous rendons ce soir n’a pas d’autre sens que de reconnaître l’exemplarité de votre parcours, de faire en sorte que des engagements tel que le vôtre soient salués à leur juste valeur.

Permettez-moi de faire un bref retour, qui sera inévitablement succinct au regard d’un vécu si dense, tellement il est difficile de résumer votre parcours, votre engagement de militante courageuse dans cette lutte permanente contre le VIH SIDA.

Votre volonté de vous investir pour les autres, les plus faibles ou bien les démunis apparait très tôt, puisque vous aviez choisi d’être éducatrice préscolaire, à Abidjan, puis à Bobo-Dioulasso où vous allez plus particulièrement encadrer des enfants de la rue. Et cela, bien que vos jeunes années vous avaient déjà créé quelques blessures.

1997, vous avez 25 ans, et en plus de la douleur de ne pouvoir avoir d’enfant, vous apprenez votre séropositivité.

Le choc encaissé, vous décidez de devenir membre de l’association de personnes infectées et/ou affectées par le VIH, Responsabilité Espoir Solidarité (REV+).


Dès lors, à travers cette association, vous vous investissez sans ménagement dans l’accompagnement psychosocial des patients vivant avec le VIH. Il s’agissait là d’une nouveauté dans les pays en développement.

Pendant plusieurs années, vous assurez, chaque matin, une permanence médicosociale au CHU de Bobo-Dioulasso, dans le service du Dr Adrien Sawadogo, puis, l’après-midi, au CADI (Centre anonyme de dépistage et d’information), premier centre de dépistage volontaire et anonyme du Burkina Faso.

Femme, vous décidez aussi de devenir mère et vous adoptez un petit Gilles Dorian, bébé de 3 semaines abandonné à l’action sociale. Des jours plus radieux s’annoncent alors, mais cette éclaircie sera de courte durée, car votre situation familiale pâtit également de ce nouvel engagement. Vous n’avez pas encore 30 ans, et votre volonté aurait pu alors flancher.

Mais non, pour cet enfant, votre volonté de vous battre est ravivée, vous continuer le combat, celui contre la maladie, contre la stigmatisation, le rejet et la discrimination : le combat pour la vie. Et comme vous l’avez dit dans une interview : il faut   être po-si-tif !


En 2000, vous suivez votre sérologie depuis désormais 4 ans, et vous décidez de révéler votre séropositivité, à visage découvert, dans la salle de conférence de la chambre de commerce, dans le cadre des journées de la santé de Bobo-Dioulasso. Acte très courageux, et qui a suscité un respect général.

Dès lors vous allez être à l’origine d’une multitude de mouvements, de stratégies et d’activités en faveur de la lutte contre le VIH, au Burkina Faso, en France et dans le monde.

Ici, dans votre pays, dès 2001 vous êtes nommée comme représentante des Personnes Vivant avec le VIH (PVVIH). Vous créez en 2003 l’association « Espoir pour demain » selon le modèle du DR Sawadogo pour les patients adultes. Cette association devient rapidement une structure de référence dans la prévention de la transmission mère-enfant. En 2004, vous êtes Présidente de la Maison des Associations de lutte contre le Sida (MAS) qui regroupe plus de 110 associations. En 2008 vous êtes membre fondateur de la Coalition des Réseaux et Associations Burkinabè de lutte contre le sida et la promotion de la santé. Vous êtes aussi à cette époque membre de l’Agence Nationale de Recherche sur le Sida (ANRS), en France, pour ne citer que cela.


En parallèle vous avez acquis une réputation hors normes à travers le monde, et particulièrement en France. Militante résolument engagée, vous êtes l’invitée de marque de nombreuses manifestations internationales où vous présentez le visage d’une Afrique entreprenante et battante.

Vous avez été amené à rencontrer nombre de personnalités d’envergure internationale parmi lesquelles le Président Jacques Chirac, qui en 2006 vous invite à New-York pour le lancement officiel du programme UNITAID, en présence de l’ancien Président Bill Clinton. Il vous invitera à nouveau en 2007, en France cette fois-ci, au Forum « Afrique à venir », en prélude au sommet Afrique-France de Cannes, où vous faite partie des 60 africains – entrepreneurs, acteurs culturels et leaders associatifs-représentant le continent.

Votre participation a également été très active aux conférences internationales sur le SIDA de Barcelone en 2002, de Bangkok en 2004, de Toronto en 2006, Mexico en 2008….Et sur le continent africain également, notamment à la Conférence Internationale sur le Sida et les infections sexuellement transmissibles, à Dakar, en décembre 2008.


Chère Christine KAFANDO, pardonnez-moi de n’avoir pu évoquer ici que quelques aspects – forcément trop limités de votre action. J’ai pris la liberté de le faire, car je sais qu’elle tend tout entière au service de l’autre, à la reconnaissance de la place de chaque être dans une société en mouvement qui doit faire face à une pandémie planétaire, celle du VIH SIDA.

Chère Christine KAFANDO,
En reconnaissance de votre action en faveur de la lutte contre le VIH SIDA,
Au nom du Président de la République,
nous vous remettons les insignes de Chevalier dans l’Ordre National de la Légion d’Honneur.

PAMAC – UNDP Support Programme for Associations and NGOs – celebrating Christine Kafando!

1/29/2011

http://acelebrationofwomen.org/
January 29, 2011

Burkina Faso: Women help stop the spread of HIV and AIDS

Burkina Faso – 27-year old Assiétou was pregnant with her third child when she discovered that she was HIV positive.
“I thought it was the end of the world,” she recalls. “I immediately thought about my husband and I was very worried about his reaction. In the end, I summoned up all my courage and went to talk to him.”
Assiétou’s husband, Laouali, immediately agreed to go to a voluntary screening centre, where he found out that he is also HIV positive.
Today, they both receive free treatment from the UNDP Support Programme for Associations and NGOs (Programme d’appui au monde associatif et communautaire) otherwise known as PAMAC.
The broad-based programme was set up by UNDP in 2003 on request from the National AIDS Council. It is made up of 142 civil society organizations and six national networks working to prevent the spread of HIV and AIDS in the country. This nationwide mobilisation has helped reduce the HIV and AIDS prevalence rate from 7 percent in the 1990s, to 2 percent in 2007.
Assiétou was tested thanks to a group of women volunteers who are part of the PAMAC network, and who conduct informal discussions with people living in different villages about the risks of HIV.
They also organise plays and film screenings followed by debates, raising issues such as the importance of wearing a condom, HIV testing and preventative action. Assiétou and Laouali are among tens of thousands of Burkinabé who have benefited from PAMAC’s nationwide work to raise public awareness on HIV and AIDS.
Since January 2009, 175 women’s groups have been involved in 1,345 educational sessions, reaching some 150,680 people, more than half of whom are women. 1,560 people have received HIV screening tests, and 30 individuals who tested positive are currently receiving treatment in the areas covered by the women.
More broadly, in addition to these advocacy efforts, during 2010, the PAMAC network provided increased access to information, counseling and testing services, and home-based care to more than 74,000 HIV patients – almost half of whom are orphans and disadvantaged children.

“Innovative South-South Partnerships to achieve Results in the HIV Response: Empowering Civil Society Organisations in West Africa”

Christine Kafando Programme d’Appui au Monde Associatif Communautaire de Lutte Contre le VIH/SIDA (PAMAC)
As the first HIV positive woman to speak out openly in Burkina Faso, Christine Kafando is a significant figure in the response to HIV in the country. The 8th born of a family of 23 children, her early education was abruptly interrupted by a forced marriage. With the help of her siblings, she managed to flee and take refuge with a maternal aunt who lived miles away from her parents. There, she was trained as a preschool teacher and, in 1989, was employed as a preschool teacher in a kindergarten room.
In 1994, she joined Dispensaire Trottoir, an association dealing with street children and children of poor families, in which she worked as the officer in charge of the nursery section. While she was engaged in thisnew job, in 1997 her life changed again – she tested positive for HIV, beginning her fight against the disease, her fight against stigma, rejection and discrimination, and her struggle for life.
In 1997, she founded the Association for REVS (Responsibility, Hope, Life and Solidarity) to help restore hope to people living with HIV in the city of Bobo-Dioulasso. Within this structure, she served successively as Deputy Secretary and Assistant Treasurer. In 1998 she worked as a psychosocial advisor for people living with HIV in the department of internal medicine, where she organised self-help groups and home visits for those in need.
Ms. Kafando then created an association to deal specifically with children living with HIV. The first of its kind in Burkina Faso, the association of which she is President quickly became a reference structure in the prevention of mother-to-child transmission and the support of children infected and affected and their families.
In September 2006, Ms. Kafando was invited by President Jacques Chirac of the French Republic to attend the official launch of the UNITAID programme in New York. Ms. Kafando’s current positions include: President of the Association Espoir pour Demain (AED); Chairman of the Management Committee of the Maison des Associations (MAS); Representative of people living with HIV at the Permanent Secretariat of the National Council for the Fight Against AIDS and Sexually Transmitted Infections; Second Vice President of CCM / Global Fund; Chairman of the Board of REGIPIV (Network for a Greater Involvement of People Living with HIV); Member of project selection Sidaction (France); Member of the Scientific Sector 6 of the ANRS (National Agency for AIDS Research), France; and Member of the Technical Advisory STF (The Future Secure / Secure the Future) Bristol-Myers Squibb.
http://acelebrationofwomen.org/?p=41173

Started in 2003 as a special programme for strengthening the capacity of civil society organisations (CSOs), PAMAC has achieved measurable success in Burkina Faso, including:
•uniting CSOs from a variety of diverse groups (groups of People Living with HIV, women from rural areas, youth, sex workers, and so on) into one unified network of organisations
•ongoing skills-building for CSOs around organisational, technical, managerial, and financial topics, and
•empowerment of civil society, not just as advocates, but as those delivering results.

Under PAMAC’s leadership, 182 civil service organisations now deliver the following critical services, adapted to the local context:

  • A strong VCT programme, delivering 85% of Burkina Faso’s VCT services.
  • An HIV education programme delivered to 1 million people each year.
  • A strong home-based care programme, delivering services to 31,000 people a year.
  • Creation of a favorable environment for an ART programme, including promoting adherence to ART.
    These successes are now being shared regionally in South-South exchanges with many different countries, including Benin, Guinéa-Conakry, Niger, and Togo. With technical assistance from PAMAC staff, the Programme d’Appui aux organisations de la Société Civile (PASCI) has been developed in Togo using the PAMAC model.